mardi 12 avril 2011

Piètre clap de fin pour Laurent et Simone Gbagbo

Il ont finalement été capturés vivants, Laurent Gbagbo et les siens ont été extraits de leur trous. Pale spectacle que de voir monsieur et madame Gbagbo descendre tout aussi bas. Ils ont choisi de rentrer dans l’histoire à reculons, disons par la petite porte. C’est leur désir et ils y sont parvenus les yeux fermés, réfugiés dans une religion  dont eux et leur gourou ont le secret.
Que c’est triste de boucler ainsi 40 ans de lutte politique par une serviette blanche. C’est donc par cette serviette que Laurent Gbagbo et sa femme ont essuyé tout le sang versé pour eux. Malheureusement, ils seront hantés à vie par les fantômes de ses milliers d’ivoiriens achevés de façons sanguinaires. Leur vision apocalyptique du monde se referme par cette image au gout inachevé d’un couple qui a tenu la cote d’ivoire en haleine depuis des dix ans. On aurait pu leur imaginer une fin plus glorieuse pour tout ce qu’ils ont enduré comme souffrance  dans l’opposition. Gbagbo et dulcinée ont déçu.
Exit Gbagbo, welcome news challenges
Et maintenant que le second round  vient d’être remporté par Alassane Ouattara, le plus dur est à venir. Le combat pour gagner le cœur des ivoiriens pour le leader du RDR s’annonce ardu. Il faut réconcilier mais avant ça, il faut doigter tous les coupables de tous les camps, les obliger à reconnaitre leur tord et ensuite commencer  la lente ascension vers la paix des cœurs. Il faut tirer leçon du passé. Chanter la paix  c’est bien, la vivre intérieurement avant de l’exprimer, c’est encore mieux.
Les défis de la cote d’ivoire sont nombreux, c’est un chapelet de problèmes qu’il faudra égrener et résoudre au fur et à mesure.
D’abord, il faut solder le passé lié à l’ivoirité. Ce n’est pas Laurent Gbagbo qui l’a inventé, il faut que les ivoiriens s’asseyent et trouvent un accord entre le « et » et le « ou » deux petits mots qui ont sans doute lentement plongé le pays de l’hospitalité en champ de bataille.
Il faut faire la lumière sur tous les crimes, il faut passer au peignes fins la cote d’ivoire post indépendance. Cette radioscopie permettra de faire le deuil et pardonner réellement.
L’éléphant ivoirien est malade. Il faut l’aider à crever l’abcès qui l’empêche de progresser, de marcher. Il faut une cure de jouvence. L’Afrique de l’ouest à besoin d’une côte d’ivoire en pleine santé. Il faut que les ivoiriens intériorisent à nouveau les belles paroles de leur hymne national. C’est dans cette hymne qu’ils peuvent se retrouver sans distinction :
« Salut ô terre d'espérance
Pays de l'hospitalité
Tes légions remplies de vaillance
Ont relevé ta dignité
Tes fils chère Côte d'Ivoire
Fiers artisans de ta grandeur
Tous rassemblés pour ta gloire
Te bâtiront dans le bonheur
Fiers Ivoiriens
Le pays nous appelle
Si nous avons dans la paix
Ramené la liberté
Notre devoir sera d'être un modèle
De l'espérance promise à l'humanité
En forgeant unis dans la foi nouvelle
La patrie de la vraie fraternité ».
Le futur de la cote d’ivoire se trouve dans ces paroles bien déclinées et qui à elle seule résume le programme futur du président Ouattara.

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