mercredi 13 avril 2011

A Paris les perroquets chantent toujours au lieu d'apaiser

Cela fait 48 heures que Laurent Gbagbo a été contraint de déposer les armes. A Abidjan les sbires du régime se sont tus. Certains se sont refugiés à la base militaire française, un lieu sur pour eux. La France tant décrié les a accueillis au nom de l’assistance à personne en danger, au nom des droits de l’homme. En somme une leçon d’assistance et de démocratie.
On n’entend plus de crieurs publics à Abidjan haranguant les foules et demandant l’enrôlement de jeunes dans l’armée afin de servir de rempart au régime Gbagbo. Le leader des patriotes a disparu de la scène. Le brave Charles se cache et à abandonner son maître. Ils peuvent se cacher aux yeux des hommes, les sbires de Laurent Gbagbo, ceux qui ont du sang dans les mains seront jugés par Dieu, le seul vrai juge aux yeux de qui, il n’existe point de cache.
Les amis de Gbagbo en France
En France, patrie des droits de l’homme, il existe encore des adeptes de Gbagbo, des gens qui ont bénéficié de ses largesses. Certains étaient des amis socialistes. Vautrés à Paris, ils crient à tue tête que leur camarade a été livré par les soldats français afin de donner un peu du crédit à leur propos. Ils peuvent se vautrer à Paris et chanter à l’unissions que Laurent Gbagbo a été victime de la France Afrique. Chose curieuse dans cette démarche ce sont ces mêmes personnes qui en voulaient à la France pour n’avoir pas agi vite en Tunisie et en Egypte, qui voient d’un mauvais œil l’intervention des l’Onuci en côte d’ivoire. Au nom du droit d’ingérence, il faut arriver à déloger des présidents dictateurs qui se transforment en tyrans pour leur peuple. En parlant d’ingérence, ceux là qui n’ont pas accepté ou qui n’acceptent pas le verdict des urnes devraient avoir honte. La côte d’ivoire a demandé aux nations unies de l’aider à organiser des élections, élections la plus chère jamais organisée au monde. Et les milliards engloutis n’ont servi à rien, strictement à rien. Ce que nous redoutions se produisit en côte d’ivoire. Il a finalement fallu la force pour faire respecter le verdict des urnes. On se demande alors pourquoi avoir tant dépensé dans les urnes et que les résultats soient contestés.
Cet ancien pigiste devenu perroquet du régime
Ce qui est dommage dans cette affaire, c’est qu’un petit journaliste qui passait sa vie à de la pige en France se retrouve subitement conseiller spécial. Et dans ce costume, il se met à salir tous ceux qui pensent que son chef doit partir. C’est facile de rester à paris et dire n’importe quoi au nom de Gbagbo et empocher des fortunes. Si ce monsieur a encore un cœur qui lui procure de la raison, il aurait pu diluer son verbe au vue des images macabres qui proviennent de son pays. Au moment où les ivoiriens meurent de faim et de soif, il s’étonne que sa voiture soit détruite et sa maison à Abidjan pillée. Que valent une maison et une voiture après les milliers de tueries. On comprend que ce petit monsieur soit utilisé pour amuser la galerie contre espèces sonnantes et trébuchantes. Il arpente à longueur de journée les studios de radios et les plateaux de télévisions européennes pour défendre son bailleur. Il peut se dire qu’à Abidjan l’information plurielle n’existait plus à la télévision nationale. Grand perroquet du régime de Gbagbo, il a du mal à se rendre compte que le robinet vient d’être plombé. Son allégeance au roi l’empêche de comprendre la suite. Toujours dans un monologue qu’il tisse toute la nuit, il se met à raconter la même histoire, chanter le même refrain. En Agissant ainsi, il met dans l’embarras le FPI parti de Laurent Gbagbo pour la suite. On peut aussi comprendre que ce petit monsieur s’efforce à préparer sa vie future dans le camp Gbagbo quitte à renier la vérité. Français d’adoption, il ne risque pas grand-chose sinon le chômage. Et on comprend qu’à ce titre, il peut craindre pour son futur donc il a encore de la rage.
Au nom des droits de l’homme
Au nom des droits de l’homme, on peut tout se permettre à Paris. Le policier en face a appris à respecter les droits des citoyens, leur droit à manifester pacifiquement. Pour mémoire, de pauvres dames ont été tuées à Abidjan alors qu’elles demandaient liberté. C’est triste ce comportement  des pro Gbagbo à Paris qui risquent d’être mal compris par les ivoiriens qui souffrent sur le terrain.
Au nom des ivoiriens morts innocemment, le seul combat juste et noble, c’est de travailler pour la paix, à la reconstruction de cœurs et du pays patrie de tous. Et qui mieux que Laurent Gbagbo pour dire : « la guerre est finie ».

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