mercredi 23 février 2011

La Côte d’Ivoire, ce que je crois !

Ils étaient 5 mandatés par l’Union africaine, ils sont 4 à avoir foulé le sol ivoirien pour tenter de résoudre le dilemme né des élections de décembre 2010.
Que peuvent-ils proposer d’autres qu’on n’ait pas encore entendus. Jacob Zuma, Idriss Deby, Jikaya Kikwete et Mohamed Ould Abdel Aziz  sont venus à Abidjan proposés la solution contraignante de l’Union Africaine.
Au nom du principe de subsidiarité, il aurait fallu laisser la place aux leaders de la sous région qui connaissent mieux le problème ivoirien et qui ont déjà tiré leur conclusion. Gbagbo n’a pas gagné et il doit partir maintenant ou après.
C’est une solution claire. On ne saurait donner la victoire à quelqu’un réalise un holdup électoral au nez et à la barbe de tous.  Proposer une autre solution ma foi serait hasardeuse. Ce serait légitimé une nouvelle forme de gouvernance qui risque de faire école en Afrique.
Si Jacob Zuma et Jikaya Kikwete ont été élus sans contestation, ce n’est pas le cas pour Idriss Déby arrivé au pouvoir en la faveur d’un coup d’état. Ses opposants lui contestent régulièrement ses réélections. On n’est pas loin de la présidence à vie. Mohamed Ould Abdel Aziz est arrivé au pouvoir par un coup d’état lui aussi et son élection n’a pas fait l’unanimité dans son pays.
Il est donc clair que pour au moins ceux qui sont habitués à des élections à contestation, il n’est pas bon de donner la victoire à un opposant. Ce bâton risque de les frapper plus tard. Le cas côte d’ivoire est un laboratoire expérimental et toutes décisions en faveur de l’une ou l’autre camp fera incontestablement école.
Les nations unies appelées par les ivoiriens pour certifier l’élection la plus chère du monde ont tranché. Pourquoi chercher une autre solution que de contraindre les perdants à rendre le pouvoir démocratiquement aux vainqueurs. L’équitation n’est quand même pas pénible.
Au début de la crise, la CEDEAO a déjà envoyé un panel de négociateurs et la conclusion tirée est claire. L’Union africaine serait-elle plus mature que les pays qui partagent le quotidien de leurs frères ivoiriens pour trouver d’autres solutions contraignantes ? Absolument non, il s’agit d’une diversion qui doit prendre fin.
Il y a une forte colonie de mauritaniens en côte d’ivoire et leur président qui n’a pas encore fini de régler la question des négros mauritaniens ne va pas se hasarder à proposer une solution qui va faire de ses compatriotes des boucs émissaires, donc une affluence massive vers le bercail en cas de problèmes. Que peut proposer le président Jacob Zuma lui qui pendant longtemps s’est affiché aux cotés de la cote d’ivoire et qui n’a jamais su résoudre le problème du Zimbabwe qui est à sa fenêtre. Pourquoi l’envoyer balayer alors que le Zimbabwé est là et il n’a rien pu proposer. Quel paradoxe ?
L’union Africaine a échoué à Madagascar, elle s’est embourbée en Somalie, est incapable de trancher au Soudan. Elle a pour seule mérite d’avoir chassé un micro dictateur d’une île des Comores. Pourquoi perdre du temps alors que toutes les cartouches ont été épuisées. On aurait mieux fait de laisser le président tchadien préparé les élections à venir dans son pays et laisser Mohamed Ould Abdelaziz s’occuper des multiples problèmes qui sont en Mauritanie. On leur confie une mission quasi impossible. Les états voisins ont tranché à l’unanimité. Ceux qu’on a envoyés en Côte d’Ivoire seraient-ils plus intelligent que Me Abdoulaye Wade, Thomas Yayi Boni, Blaise Compaoré, Amadou Toumani Touré, …
 Pour ne pas faire couler davantage de sang innocent, ils ont choisi la sanction économique qui porte déjà des fruits. Les voisins de la côte d’ivoire ont choisi s’auto flageller en mettant en quarantaine l’économie ivoirienne qui leur est chère. Ils entendent solder ce passé qui n’a fait que trop durer et qui empêche un décollage de la zone franc.
Si Gbagbo refuse de répondre à BaracK Obama, c’est clair qu’il ne veut écouter personne. On peut faire économie de lui rendre visite et lui permettre de faire son show.
Il y avait une possibilité de rentrer dans l’histoire mais le camp Gbagbo à choisir la marche a reculons pour écrire l’histoire de la côte d’ivoire. Fervent démocrate, il s’est laissé plonger dans la dictature.
Que peut-on obtenir de lui ? Un départ du pouvoir ? Je ne sais pas.
Appeler à organiser de nouvelles élections, ce sera salir les efforts faits jusque là. Cette échappatoire serait mauvaise pour la démocratie. Et l’Afrique du Sud qui rêve d’un siège permanent aux nations unies au nom de l’Afrique se discréditerait à s’allier à une telle décision. Le Nigéria a tranché en compagnie des Etats riverains.
La CEDEAO a fait l’essentiel, aux ivoiriens de faire le reste. Peu importe le temps, Gbagbo partira. Il faut faire respecter pacifiquement le verdict des urnes. C’est simple, c’est de cela que nous avons besoin en Afrique. La révolution multimédia qui frappe l’Afrique blanche va débarquer dans l’espace francophone. Il faut cesser de faire croire que sans vous c’est le chaos.
Yappa.

mardi 22 février 2011

Elections au Niger, Issoufou et Oumarou au second tour

La cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs des élections présidentielles du 31 janvier 20011.  Selon l’arrête des Sages, Mahamadou Issoufou leader du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme arrive en tête avec 36,16% des suffrages exprimés valables suivi de Seini Oumarou candidat du Mouvement National pour le Société de Développement qui recueille 23.22% des voix.
Le deuxième tour va donc opposer le leader de l’opposition nigérienne au parti de l’ex président Tandja.
Plusieurs alliances ont été scellées et la bataille s’annonce rude. Hama Amadou arrivé en troisième position a déjà annoncé son soutien au candidat Mr Issoufou du PNDS.
Les jeux des alliances  et de soutien battent leur plein. Le CDS Rahama, le parti de l’ancien président de la République et ancien président de l’assemblée Mahamane Ousmane s’est fissuré en deux blocs du moins son bureau politique, faute de consensus pour soutenir un même candidat au deuxième tour. En effet une aile de ce parti emmenée par Abdou Labo soutient le candidat du PNDS alors que l’autre aile fidèle au président Mahamane Ousmane apporte son soutien au candidat du MNSD.
Une chose est sure, la campagne qui s’ouvre s’annonce déjà ouverte. Il pourrait avoir un débat radiotélévisé face à face dans les prochains jours pour que chacun des deux challengers expliquent davantage son projet aux nigériens.








Internet arme de destruction de dictateurs!

Internet et le téléphone portables sont devenus les bêtes noires des régimes qui oppriment leur peuple. Ils ont été crées pour redessiner la communication mondiale et ils échappent à tout contrôle. Internet et le téléphone sont arrivés dans nos maisons comme des héros, certains les appellent des zéros.  Adulé pour les uns, ennemis n°1 pour les puissants et tyrans, internet a au cours de ce début de siècle déstabilisé le monde entier. Et apparemment la scène ne fait que commencer. Selon wikipédia.org, « Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le World Wide Web, en utilisant le protocole de communication IP » Il n’est pas si vieux que ça, disons moins de soixante ans. C’est l’âge de la retraite pour les travailleurs méritants exceptés les nouveaux soubresauts dans ce domaine. Couplé au téléphones, les deux sont devenus à eux deux armes fatales disons une seule arme de destruction massive de dictateurs.
Après la Tunisie et l’Egypte le roi des rois a été à son tour visé par cette arme fatale qui risque d’emporter son règne dans le purgatoire.
Qui l’aurait cru, qu’une rébellion sans arme pourrait réduire à néant des dictateurs qui enlèvent à leur peuple tout droit de réflexion et de liberté, qui possèdent les dernières technologies en matière militaire.
Aujourd’hui, les tyrans du monde entier ne dorment plus. Ils ont peur de se faire virer de leur beaux palais. Et tant mieux si par le net, nous pouvons aboutir à des changements de régime signe de notre liberté nouvelle.
Toute création finit toujours par échapper à tout contrôle comme dans les westerns américains. C’était Ben Ali, c’était Hosni Moubarak, peut être le roi. Personne ne sait quand va s’arrêter cette machine qui se range dans les poches en tout discrétion qui sert à filmer, à transmettre, … et qui soudain devient l’espoir des exclus, ceux là que personne ne veut regarder, écouter
Le monde arabe communie à travers internet. La révolution numérique gagne toute la péninsule arabique et les dirigeants qui s’apprêtaient à mourir au pouvoir et à se faire remplacer par leur fils se retrouvent à faire des confessions.
Toute cette révolution montre que l’information plurielle est meilleure que les infos des télévisions publiques en Afrique qui ne chantent que les louanges des princes et princesses.
Grace à internet, le monde a changé. Il n’est plus possible de berner les citoyens.
En créant cet outil en 1962, les fondateurs n’imaginaient pas que cet outil allait échapper à tout contrôle. La chine a du mal à contrôler le trafic.
A l’heure actuelle, très peu de dictateurs dorment correctement la nuit. Peut être Internet va sonner le clap de fin de leur régime.
L’Afrique a montré que le monde tout internet est un puissant raccourci pour booster ceux qui au pouvoir ne pensent qu’à leur seule et unique personne.
Ce que je crois et  c’est possible, Hosni Moubarak ne sera pas le dernier Raïs à tomber. Je reste persuadé que des pays non arabes dans le monde entier seront touchés par cette révolution.
2011 a ouvert un espace de liberté, un boulevard de la parole. Après l’Afrique, l’Asie, d’autres coins du monde s’illumineront et la liberté va triompher.
Ah internet que ton règne dur.