Ils étaient 5 mandatés par l’Union africaine, ils sont 4 à avoir foulé le sol ivoirien pour tenter de résoudre le dilemme né des élections de décembre 2010.
Que peuvent-ils proposer d’autres qu’on n’ait pas encore entendus. Jacob Zuma, Idriss Deby, Jikaya Kikwete et Mohamed Ould Abdel Aziz sont venus à Abidjan proposés la solution contraignante de l’Union Africaine.
Au nom du principe de subsidiarité, il aurait fallu laisser la place aux leaders de la sous région qui connaissent mieux le problème ivoirien et qui ont déjà tiré leur conclusion. Gbagbo n’a pas gagné et il doit partir maintenant ou après.
C’est une solution claire. On ne saurait donner la victoire à quelqu’un réalise un holdup électoral au nez et à la barbe de tous. Proposer une autre solution ma foi serait hasardeuse. Ce serait légitimé une nouvelle forme de gouvernance qui risque de faire école en Afrique.
Si Jacob Zuma et Jikaya Kikwete ont été élus sans contestation, ce n’est pas le cas pour Idriss Déby arrivé au pouvoir en la faveur d’un coup d’état. Ses opposants lui contestent régulièrement ses réélections. On n’est pas loin de la présidence à vie. Mohamed Ould Abdel Aziz est arrivé au pouvoir par un coup d’état lui aussi et son élection n’a pas fait l’unanimité dans son pays.
Il est donc clair que pour au moins ceux qui sont habitués à des élections à contestation, il n’est pas bon de donner la victoire à un opposant. Ce bâton risque de les frapper plus tard. Le cas côte d’ivoire est un laboratoire expérimental et toutes décisions en faveur de l’une ou l’autre camp fera incontestablement école.
Les nations unies appelées par les ivoiriens pour certifier l’élection la plus chère du monde ont tranché. Pourquoi chercher une autre solution que de contraindre les perdants à rendre le pouvoir démocratiquement aux vainqueurs. L’équitation n’est quand même pas pénible.
Au début de la crise, la CEDEAO a déjà envoyé un panel de négociateurs et la conclusion tirée est claire. L’Union africaine serait-elle plus mature que les pays qui partagent le quotidien de leurs frères ivoiriens pour trouver d’autres solutions contraignantes ? Absolument non, il s’agit d’une diversion qui doit prendre fin.
Il y a une forte colonie de mauritaniens en côte d’ivoire et leur président qui n’a pas encore fini de régler la question des négros mauritaniens ne va pas se hasarder à proposer une solution qui va faire de ses compatriotes des boucs émissaires, donc une affluence massive vers le bercail en cas de problèmes. Que peut proposer le président Jacob Zuma lui qui pendant longtemps s’est affiché aux cotés de la cote d’ivoire et qui n’a jamais su résoudre le problème du Zimbabwe qui est à sa fenêtre. Pourquoi l’envoyer balayer alors que le Zimbabwé est là et il n’a rien pu proposer. Quel paradoxe ?
L’union Africaine a échoué à Madagascar, elle s’est embourbée en Somalie, est incapable de trancher au Soudan. Elle a pour seule mérite d’avoir chassé un micro dictateur d’une île des Comores. Pourquoi perdre du temps alors que toutes les cartouches ont été épuisées. On aurait mieux fait de laisser le président tchadien préparé les élections à venir dans son pays et laisser Mohamed Ould Abdelaziz s’occuper des multiples problèmes qui sont en Mauritanie. On leur confie une mission quasi impossible. Les états voisins ont tranché à l’unanimité. Ceux qu’on a envoyés en Côte d’Ivoire seraient-ils plus intelligent que Me Abdoulaye Wade, Thomas Yayi Boni, Blaise Compaoré, Amadou Toumani Touré, …
Pour ne pas faire couler davantage de sang innocent, ils ont choisi la sanction économique qui porte déjà des fruits. Les voisins de la côte d’ivoire ont choisi s’auto flageller en mettant en quarantaine l’économie ivoirienne qui leur est chère. Ils entendent solder ce passé qui n’a fait que trop durer et qui empêche un décollage de la zone franc.
Si Gbagbo refuse de répondre à BaracK Obama, c’est clair qu’il ne veut écouter personne. On peut faire économie de lui rendre visite et lui permettre de faire son show.
Il y avait une possibilité de rentrer dans l’histoire mais le camp Gbagbo à choisir la marche a reculons pour écrire l’histoire de la côte d’ivoire. Fervent démocrate, il s’est laissé plonger dans la dictature.
Que peut-on obtenir de lui ? Un départ du pouvoir ? Je ne sais pas.
Appeler à organiser de nouvelles élections, ce sera salir les efforts faits jusque là. Cette échappatoire serait mauvaise pour la démocratie. Et l’Afrique du Sud qui rêve d’un siège permanent aux nations unies au nom de l’Afrique se discréditerait à s’allier à une telle décision. Le Nigéria a tranché en compagnie des Etats riverains.
La CEDEAO a fait l’essentiel, aux ivoiriens de faire le reste. Peu importe le temps, Gbagbo partira. Il faut faire respecter pacifiquement le verdict des urnes. C’est simple, c’est de cela que nous avons besoin en Afrique. La révolution multimédia qui frappe l’Afrique blanche va débarquer dans l’espace francophone. Il faut cesser de faire croire que sans vous c’est le chaos.
Yappa.
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