vendredi 25 mars 2011

Démocratie Béninoise, Mythe ou réalité

Le Bénin nous a habitué à mythe démocratique. Aujourd’hui nous découvrons les réalités de cette démocratie béninoise. C’était l’arbre qui cachait la forêt.
Depuis quelques jours, à l’image de la cote d’ivoire, le Bénin a deux présidents. Yayi Boni que les résultats provisoires déclarent gagnant et l’opposant historique qui déclara quelques jours plus part qu’il était le président élu.
Sur le site du candidat Houngbédji, on pouvait lire ce matin encore découvrir que celui-ci est en tête du vote avec 46,3%. Et c’est sur cette base qu’il déclare : J’ai gagné cette élection. Je suis le Président élu des Béninois!
Pour être élu au Bénin, il faut avoir la majorité absolue. On apprend ce matin encore que le candidat de l’opposition demande l’annulation du vote du 13 mars. Un quotidien béninois repris par le site en ligne http://www.jolome.com/dir/n.php?i=13458&t=direct&view=cache nous annonce que le candidat de l’Un Adrien Houngbédji demanderait dans sa requête à la Cour Constitutionnelle « au principal, annuler purement et simplement le scrutin du 13 mars 2011. Subsidiairement, personne n’étant autorisé à tirer bénéfice de sa propre turpitude, annuler l’ensemble des voix obtenues attribuées dans des conditions irrégulières au candidat YAYI BONI, et en tirer telle conséquence que de droit ».
Nous sommes devant une inconstance qui sape l’opposition en Afrique. Et nous voilà face à un nouveau rebondissement en ce jour saint. Si l’opposition estime avoir gagné, il lui revient dans sa requête de demander à la cour de reconnaître sa victoire. Et nous aurions pu comprendre cette logique. Mais demander d’annuler les résultats du vote, c’est pénible après les déclarations de ses derniers jours.
Les élections en Afrique sont souvent émaillées de fraudes, de disfonctionnements. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut créer les conditions d’une alternance. Et pour le Bénin, il faut arriver à une commission électorale apolitique.
L’opposition béninoise, en demandant l’annulation du vote du 13 mars tente à faire passer un vide à la tête de l’Etat. Et c’est là qu’on peut penser qu’elle tente une opération risquée.
On peut aussi comprendre qu’elle crie au voleur afin de forcer un gouvernement d’union nationale et des postes à ses militants afin de forcer une sortie honorable et c’est là le grand problème.
Ce qui est déplorable, toutes les élections ont Bénin sont toujours sujets à contestation.
Pour mémoire, en 91, les résultats des premières élections de l’ère démocratique ont été contestés par les perdants.
 En 1996, le candidat Adrien Houngbédji au premier tour et Soglo au second tour avaient dans un premier temps décidé de boycotter les élections avant de se rétracter. Il n’y jamais eu passation de pouvoir entre Kérékou et Soglo.
En 2001, on a assisté à une élection « propre » mais avec beaucoup de remous.
Il est clair que la démocratie béninoise qu’on salue à l’étranger à besoin d’une bonne toilette interne afin de le déparasiter complètement.

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